Syrie : Israël craint que le Golan ne devienne le point de départ d'attaques contre les Israéliens de la part de djihadistes


Jeudi, des rebelles syriens se sont brièvement emparés d'un point de passage frontalier géré par les Nations unies dans la zone démilitarisée entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan. Toutefois, l'armée syrienne l'a repris à la suite de durs combats, selon plusieurs sources.

Deux Casques bleus ont été légèrement blessés « à la suite de violents tirs intervenus dans la zone », d'après le porte-parole du département de maintien de la paix de l'ONU, Kieran Dwyer.

Le gouvernement philippin avait annoncé un peu plus tôt qu'un de ses Casques bleus avait été blessé au cours des combats entre le gouvernement syrien et les forces rebelles. Le porte-parole des forces armées philippines, le lieutenant-colonel Ramon Zagala, a déclaré que le soldat avait été blessé à la jambe par des éclats d'obus au camp Ziouni, la base logistique la Force des Nations unies pour l'observation du désengagement (FNUOD). Il a précisé que le soldat était dans une condition stable.

« Les rebelles se sont emparés du point de passage près de la ville ancienne de Qouneitra, sur le plateau occupé du Golan », a dit Rami Abdelrahman, responsable de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres près de l'opposition. « De fortes explosions et des combats acharnés sont en cours dans le secteur. »

Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, le Français Hervé Ladsous, a pour sa part déclaré qu'il y avait eu des « tirs » à la frontière entre la Syrie et Israël, sans confirmer la prise du point de passage par les rebelles.

« Nous suivons avec une attention extrême la situation dans le Golan, qui est une région très sensible », a-t-il affirmé à Paris.

Quelques heures plus tard, sous le couvert de l'anonymat, une source de la sécurité israélienne a précisé : « L'armée syrienne a repris le contrôle du passage. Il y a des bruits d'explosions de temps à autre, mais beaucoup moins que dans la matinée. »

Il s'agit du seul point de passage entre les deux pays.


Peu après les combats, le chancelier et le vice-chancelier autrichien ont annoncé que Vienne retirerait ses soldats du plateau du Golan. « Les événements de ce matin ont montré qu'une attente prolongée n'était plus tenable », ont fait savoir Werner Faymann, chancelier, et Michael Spindelegger, vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué.

« La sécurité de nos soldates et soldats est prioritaire, cette décision est en conséquence nécessaire », ont-ils expliqué pour justifier le retrait du contingent autrichien, dont les modalités doivent être fixées prochainement.

À la mi-mai, craignant de ne plus pouvoir assurer la sécurité de ses Casques bleus, l'Autriche avait déjà menacé de retirer ses soldats du Golan si l'embargo de livraison des armes vers la Syrie n'était pas prolongé au-delà du 1er juin.


Les 378 militaires autrichiens représentent plus du tiers de la FNUOD, qui compte 913 soldats. Leur retrait pourrait donc remettre en cause l'existence même de la mission. Les autres Casques bleus viennent de l'Inde et des Philippines.


Israël craint que le Golan, pris à la Syrie lors de la guerre des Six Jours en 1967, ne devienne le point de départ d'attaques contre les Israéliens de la part de djihadistes qui participent aux combats contre le président syrien Bachar Al-Assad. Des affrontements ont déjà eu lieu le mois dernier.

Un porte-parole de l'armée a confirmé que la zone entourant le point de passage était fermée.


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