lundi 18 mars 2013

Nouvelles technologies : d'ici 5 ans, nous en dépendrons tous.

Quel paradoxe, au moment où l'on parle tant de la dépendance des personnes âgées. Mais qui dépend de qui et de quoi ? Est-ce cela qu'on appelle le progrès ? Certains le disent et le croient. 

 

La technologie qui vous va comme un gant

A Davos on ne discutait pas seulement politique, mesures fiscales, ou environnement. On se préoccupait aussi de comprendre les avancées scientifiques, et en particulier ces nouvelles technologies qui vont nous changer la vie. Miniaturisation, connectivité, nano- technologies permettent par exemple aujourd'hui de réinventer jusque la fonctionnalité des vêtements que nous portons.
Au-delà du phénomène de mode (on pense notamment au lancement à grand bruit des nouvelles lunettes de Google), des applications concrètes vont permettre à des professionnels, des sportifs, ou simplement des parents ou patients d'améliorer la qualité de leur vie. En voici quelques exemples (plus de 100 technologies de ce style sont répertoriées ici dans Pinterest).

Dans le sport, bon nombre de ces nouvelles technologies ont été étrennées pendant les jeux olympiques, comme le physiolog III , qui mesure les données cinématiques pour suivre le mouvement du nageurs dans l'eau. Un habit ( MotivePro) peut être calibré pour permettre aux gymnastes de mesurer la position de leurs articulations et leur envoyer un message par vibrations pour ajuster le mouvement.

Un casque protecteur de sport peut mesurer l'intensité des coups reçus et analyser le risque de traumatisme. Cette idée existe aussi pour les protège dents qui mesurent même l'impact et l'accélération perçus par le cerveau pendant le sport - on mesure ainsi les ondes qui arrivent directement dans le cerveau sur 6 axes d'accélération.

Sans être sportif, les sous-vêtements Ergoskin donnent l'information sur la posture, et vous permettent d'ajuster celle-ci afin d'éviter mal de dos, torticolis ou autres courbatures. Des bracelets analysent comment vous dormez, des pyjamas vos risques d'apnée du sommeil...

Une écharpe beagle a été créée pour les personnes autistes : Celle-ci permet de bloquer certaines stimulations sensorielles et notamment certains bruits. Une veste Elextrodress inventée en Suède permet avec des électrodes de stimuler les muscles des personnes atteintes de sclérose en plaque ou ceux atteint de palsie cérébrale. Grâce a une stimulation précise des muscles et une thérapie par vibration, cette veste aide la relaxation et permet au corps de mieux fonctionner.

Ces capteurs permettent aussi une prévention comme par exemple un soutien-gorge qui détecte le cancer du sein, des nanotubes en carbone qui sont injectés sous la peau sous un tatou et émettent une lueur fluorescente lorsqu'ils repèrent une présence de glucose, des bracelets qui détectent les allergies en analysant l'air ambiant., ou encore des pansements qui changent de couleur lorsque le Ph change, indiquant une infection.

Certaines professions bénéficieront rapidement de ces avancées technologiques, comme ces chirurgiens qui pourront enfiler des doigts électroniques pour améliorer leur sens du toucher. Des pompiers enfilent déjà aujourd'hui des uniformes qui mesurent la température à laquelle ils sont exposés et les avertissent dès que le seul critique dépasse les 250 degrés.

Dans la vie quotidienne aussi, on va voir l'apparition de ces technologies : les vêtements pour très jeunes enfants de Rest Devices permet de mesurer la respiration , la température et la position du corps du nourrisson, et d'envoyer cette information directement aux parents par réseau Wifi. Des chercheurs de l'Université de San Diego et de Toronto ont développé un tatou qui permettra de mesurer l'intensité de la transpiration d'un enfant - ou athlète. A Princeton, on travaille sur une technologie unique, la capacité d'imprimer un circuit électrique sur un autocollant transparent entre deux pellicules de polyimide et rendre donc ces capteurs quasi-indétectables.

Des rideaux intelligents détectent les intrusions et vous alertent dès qu'on les touche.

Des bottes en caoutchouc emmagasinent l'énergie créée quand vous marchez, et permettent de recharger votre téléphone portable.

Des gilets simulent un baiser dans quelqu'un vous "aime" dans Facebook.

C'est ce qui va faire le succès de ces technologies : elles deviennent invisibles, minuscules, et l'utilisateur ne les sent plus. Certaines n'en sont qu'au stade de prototype, d'autres sont plus abouties et devraient bientôt arriver sur les tablettes - le monde du sport sera sans doute le premier à les adopter, mais d'ici 5 ans, nous en dépendrons tous...


Note

Photo : innovanews

Le vêtement de SenseCore intègre des capteurs qui recueillent sept mesures physiologiques, dont le rythme cardiaque ou la pression sanguine… Le but : suivre l’état de santé des sportifs, mais aussi à terme du grand public.

Le projet Biotex développe déjà un textile capable de suivre l’état de santé de patients au quotidien. SenseCore travaille également dans ce sens : la start-up du Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique propose un vêtement intelligent qui peut être porté en permanence, sans nécessiter l’ajout de harnais ou de foot pod mesurant l’activité. « Deux capteurs à électrodes sont insérés sur le t-shirt au niveau de la poitrine et assurent le traitement, l’enregistrement et la transmission des données« , explique à L’Atelier Olivier Chételat, chef de projet au CSEM. Le système enregistre des informations de qualité clinique de sept natures différentes : électrocardiogramme (ECG), rythme respiratoire, pression du sang et son taux d’oxygène.

Un outil de précision

Mais aussi température corporelle et posture ainsi qu’activité de celui qui porte le vêtement. Ce qui permet de connaître avec précision l’état de santé du porteur. « L’information peut ensuite être transmise sans fil et en temps réel, à tout mobile ou PC pour visualiser et analyser plus profondément les données recueillies« , poursuit Olivier Chételat. Et d’ajouter : « le but ultime est d’en faire un outil utilisé dans la vie quotidienne ». À l’origine, le projet a été confié à l’entreprise par L’Agence Spatiale Européenne, qui souhaitait suivre à distance et en temps réel l’activité de ses spationautes et ses conséquences sur leur santé. SenseCore étend aujourd’hui son usage aux sportifs, qu’ils soient professionnels ou non.

Vers une commercialisation grand public ?

« Le système peut être utilisé par des sportifs de très haut niveau, comme les footballeurs ou les tennismen ou par les sportifs occasionnels, pour leur entraînement quotidien » précise Olivier Chételat. « L’utilisateur porte le vêtement durant l’exercice« . Dans un second temps, le produit devrait être commercialisé dans des marchés diversifiés, comme l’e-santé, la sécurité des travailleurs à haut risque, comme les pompiers, ou encore la pharmacie. Le projet sera présenté à partir du 3 juin au 5e Salon Européen de la Recherche & de l’Innovation.


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