Humains "obsolescence programmée" : les hubots sont déjà là ?

les hubots de la la série Real Humans


Au Japon, des salariés ont pour collègues... des robots


les robots japonais sont beaucoup moins sexy mais efficaces

La science-fiction va-t-elle rejoindre la réalité ? Au Japon, l’entreprise Glory vient de confier une chaîne d’assemblage à des humanoïdes comme le révèle Les Echos. Au côté de salariés humains, 13 robots équipés d’une tête articulée, de caméras à la place des yeux et de deux bras, assemblent les pièces constitutives d’une future caisse enregistreuse, dont Glory est l’un des spécialistes dans le monde.


"Nous avons de moins en moins de travailleurs potentiels et les jeunes ne veulent plus travailler dans les ateliers", constate Katsuhiko Maruo, le directeur de l’usine Glory. Pour lui, "le futur c’est les robots".


41 millions de japonais en moins d'ici 2060

Le Japon a vu sa population active baisser de 0,5% en 2011 par rapport à 2010 selon le gouvernement nippon. En cause : le déclin démographique du pays. L’année dernière, la population japonaise a ainsi fondu de plus de 200.000 personnes. Selon les prévisions du gouvernement, le Japon ne comptera plus que 87 millions d’habitants en 2060, contre 128 millions en 2010. Un phénomène qui s’accélère et qui a forcément des conséquences sur la vie des entreprises de la troisième économie mondiale.

Le recours à ces humanoïdes pourrait donc constituer un substitut à la pénurie de main d’œuvre à laquelle les chefs d’entreprises nippon sont confrontés. Les humanoïdes baptisés "Nextage" peuvent ainsi atteindre jusqu'à 80% de la productivité humaine. Et encore mieux pour Katsuhiko Maruo, "ils ne font pas de pause, ils n'ont pas de week-ends, pas de congés et ils travaillent aussi la nuit". Les humanoïdes sont également capables d’effectuer jusqu’à 15 tâches différentes, nécessitant s’il le faut divers outils en même temps.

Le coût amorti en 2 ans

Il a fallu un an à la société japonaise Kawada Industries pour réaliser ses nouveaux "employés" pour Glory. "Nous voulons libérer l’homme des tâches subalternes et répétitives pour qu’il puisse se concentrer sur des travaux créatifs et générateurs de valeur ajoutée", affirme Kawada, le leader de la robotique nippone. Même si cette technologie est encore récente et demande beaucoup de développement, le prix de ces humanoïdes reste une bonne opération pour Glory. Katsuhiko Maruo a dépensé 7,4 millions de yens (60.000 euros) pour chaque "Nextage", soit une somme équivalente au salaire et aux charges d’un ouvrier travaillant dans son usine pendant un an. Ensuite, l’humanoïde ne coûte que 1.600 yens (13 euros) d’électricité par mois.  "Nous amortissons l’investissement en moins de deux ans", annonce le patron de Glory.

D’après le responsable, l’arrivée de ses 13 humanoïdes n’a pas perturbé le fonctionnement de l’usine. Les 320 ouvriers se sont rapidement accommodés de leurs nouveaux collègues.


  Challenges

LIRE :

Comment les robots pourraient sauver la compétitivité de l'industrie française


 "Les pays les plus robotisés du monde ont un taux de chômage bas", relève-t-il: 3,5% en Corée du Sud, 4,8% au Japon et 6% en Allemagne en 2011, contre 9,3% en France (source OCDE). "Leur performance tient à l'automatisation des sites industriels, qui nourrit une activité compétitive, dynamique et génératrice d'emplois." Sans compter le développement de la filière robotique elle-même, qui représente 150.000 emplois aujourd'hui. 
Même les syndicats sont d'accord: il faut robotiser. "Louis Gallois a raison", affirme Mohammed Oussedik, dirigeant de la CGT qui dit "ne pas craindre" les conséquences sur l'emploi. "Notre industrie a décroché parce qu'on a abandonné la filière de la machine-outil dans les années 80. Sans elle, on n'a pas pu faire dans plusieurs secteurs ce qu'on appelle aujourd'hui la montée en gamme. Et ils ont disparu. Seuls les plus robotisés comme l'automobile ont survécu." Reste à poursuivre le mouvement pour qu'ils perdurent quelques années. 


Commentaires

  1. Les humains deviennent de plus en plus indésirables sur la planète Terre qui se transforme inexorablement en une gigantesque machine à produire. Produire quoi ? du profit pardi ! Mais seulement pour quelques uns, ceux qui en auront la propriété, avec tous les droits que cela implique...

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