Europe,Tabac : En prévision de leur interdiction à la vente par la Commission européenne.
L'ex-chancelier
allemand, Helmut Schmidt (94 ans) a accumulé 38 000 cigarettes
mentholées.
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2008 L'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt fait l'objet d'une procédure judiciaire pour avoir fumé dans un lieu public, en dépit d'une nouvelle loi anti-tabac. |
On
peut-être nonagénaire et rester prévoyant... Helmut Schmidt
conserve précieusement dans sa maison 200 cartouches de ses
cigarettes mentholées préférées afin de se préparer à leur
interdiction à la vente décidée par la Commission européenne.
Avec sa "modeste" réserve de 38 000 Reyno, l'ancien
chancelier fédéral, aujourd'hui âgé de 94 ans, est ainsi assuré
de pouvoir fumer presque un paquet par jour jusqu'à son 100e
anniversaire...
Cette
nouvelle, qui ne risque pas de ravir les associations de lutte contre
le tabagisme, a été révélée par le quotidien Hamburger
Morgenpost. Sa "source" est on ne peut plus crédible,
puisqu'il s'agit, ni plus ni moins, du candidat social-démocrate
pour les prochaines législatives du 22 septembre. Adversaire
farouche de "l'insupportable frénésie de régulation"
bruxelloise, Peer Steinbrück a expliqué à un groupe d'hommes
d'affaires qu'il gardait dans sa résidence un stock d'ampoules
électriques... françaises, qu'il a achetées avant qu'elles ne
soient retirées de la vente suite à une décision de la Commission.
Pour appuyer son propos, l'ancien ministre des Finances a ensuite
divulgué la réserve de cigarettes d'Helmut Schmidt.
L'ancien
chancelier, en poste de 1974 à 1982, est connu pour son amour
immodéré de la nicotine. Lors de ses nombreuses interviews
télévisées, il continue de fumer ses mentholées à la chaîne
comme aux "bon vieux temps" des débats enfiévrés de
Droit de réponse animés par Michel Polac. Les Allemands semblent,
il est vrai, prêts à tout pardonner à leur ancien chef du
gouvernement.
Si
le successeur de Willy Brandt ne manquait pas d'ennemis quand il
était au pouvoir - il fut le premier chancelier à être renversé
par une motion de défiance du Bundestag -, il s'est bâti lors des
décennies suivantes une sorte de statut de "sage de la
République". Ses nombreux ouvrages ont souvent été des succès
de librairie, et ses éditoriaux dans l'hebdomadaire Die Zeit - dont
il a été coéditeur - sont lus par toute l'intelligentsia
allemande. Ses fréquentes apparitions sur le petit écran lui ont
également permis de rester un visage connu du grand public, qui
s'est notamment rappelé son attachement profond à l'Union
européenne. Il a ainsi formé avec Valéry Giscard d'Estaing, qui
n'était pourtant pas de son bord politique, un "couple"
franco-allemand solide. Il faudra plus que "quelques"
cigarettes mentholées pour déboulonner sa statue de commandeur.
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