jeudi 28 mars 2013

Chypre entre Europe et Russie



La tentative de Chypre de chercher de l’aide en Russie a considérablement envenimé la situation. La démarche de Chypre a encore plus irrité l’Allemagne. Le problème vient des différences de systèmes, autorisées lors de la création de la zone euro. Par conséquent, il faut trouver une solution de façon interne. Dans le cas contraire, il ne sera possible de parler de l’union économique qu’au passé.


« Les maillons faibles de la zone euro vont inévitablement se retrouver dans une situation extrêmement compliquée, parce que leurs dettes devront être d’une manière ou d’une autre compensées par les autres pays. L’Allemagne souhaite que Chypre accepte les conditions de l’Union européenne, pas seulement à cause de l’argent russe (l’Allemagne a d’assez bonnes relations avec la Russie). Mais elle souhaite surtout démontrer l’universalité de la discipline financière. Et en trébuchant sur Chypre, qui peut refuser les conditions de l’Union européenne grâce à l’argent russe, l’Allemagne a perdu la face devant les autres pays de l’Union »,

souligne Alexandre Tevdoy-Bourmouli, maître de conférences du département de l’intégration européenne du MGIMO.

En d’autres termes, la crise chypriote est de toutes évidences de nature politique, mais elle est intraeuropéenne. Certes, la réputation de Chypre ne sera pas rétablie. La Russie, quant à elle, a déjà gagné du point de vue de l’image, et ce, malgré les pertes matérielles. Selon Igor Chouvalov, premier vice-premier ministre, « ce qu’il est en train de se passer est un signal à ceux qui sont prêts à placer leurs capitaux en Russie ». Pour lui, il est évident que le système bancaire russe est nettement plus stable que l’européen. Et cela pourrait être une raison supplémentaire pour ceux qui cherchent un port financier calme, titre qu’a perdu Chypre.

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