mercredi 27 mars 2013

Hasta siempre Commandante !

« L’on ne saurait appeler mort, ceux qui meurent pour la vie. »


Hasta siempre, Commandante

Chavez repose dans sa tranchée, là où tout a commencé : la Caserne de La Montaña
Laura Bécquer Paseiro

L’IMMENSE révolutionnaire de la Grande Patrie, Hugo Chavez, est sorti de la Maison des rêves bleus pour reposer, provisoirement, à la Caserne de La Montaña, située dans la paroisse de Caracas 23 de Enero. Il repose aujourd’hui, entouré de l’amour de son peuple, au Musée historique militaire, où tout a commencé, où a été conçue la Révolution bolivarienne, une idée d’un modeste « llanero » (habitant des plaines), pensée pour et avec les humbles. C’est de ce lieu historique qu’a jailli l’étincelle qui a enflammé le pays tout entier : la rébellion civique et militaire du 4 février 1992, issue du Mouvement bolivarien révolutionnaire MBR-200, fondé par Hugo Chavez.

L’avenue des Grands hommes s’est révélée petite pour accueillir un peuple aussi nombreux, venu faire ses adieux à son président. Un peuple qui essuie ses larmes, lève le poing, jure loyauté, et qui continuera la voie tracée par son leader pour poursuivre sa Révolution.


Au terme de la parade militaire, le cortège funèbre s’est mis en marche, quittant l’Académie militaire, où des millions de personnes étaient venues rendre hommage à leur président. Une foule vibrante, portant le brassard tricolore, symbole du soulèvement du 4 février 1992, accompagnait le père du président, Hugo de los Reyes Chavez et sa mère Elena Frias.

La chanson Patria querida, que Chavez entonna le 8 décembre – quand il annonça son départ pour se faire soigner à Cuba –, résonnait avec plus de force que jamais dans chaque recoin du Venezuela.


Nicolas Maduro conduisait le véhicule transportant les membres de son équipe de gouvernement.

Des membres du gouvernement vénézuélien, de la famille d’Hugo Chavez, son ami et frère, le président bolivien Evo Morales, se trouvaient à la tête du cortège funèbre qui, après avoir parcouru 18 km, est arrivé au Musée dans l’après-midi.

Après une messe dite en sa mémoire, suivie d’une chanson traditionnelle des plaines vénézuéliennes, des membres de sa famille, des amis et des personnalités ont pris la parole pour un dernier hommage.

Ainsi s’achevaient ces journées d’émotion intense, au cours desquelles le « pour l’instant », prononcé par Chavez en 1992, a laissé la place à « Hasta siempre, Commandante ! », scandé par un peuple tout entier, avec la conviction que, comme le chantait Ali Primera : « L’on ne saurait appeler mort, ceux qui meurent pour la vie. »


1 commentaire:

  1. oui, la vie sera toujours la plus forte, et le nouveau monde aussi!

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