mardi 9 avril 2013

La "Thatchérisation" de l'Europe



Si tous sont dithyrambiques et ne tarissent pas d'éloges sur "la gande dame" que fut Margaret Thatcher c'est que sa méthode politique est devenue un modèle pour l'Europe.

Privatiser à outrance, relever l'économie sur le dos des pauvres, être sans pitié, ne pas écouter les revendications, privilégier les riches et spolier les classes populaires, démanteler les aides sociales et les services publiques, bref, tout ce que préconise aujourd'hui la commission européenne.

Rien de ce qu'a fait Margaret Thatcher n'est négligé. Les peuples peuvent toujours crier, ils n'auront pas le dernier mot.


La France "socialiste" n'y échappe pas. La démocratie et la tolérance ne sont plus de mode, il n'en reste que les noms brandis en étendards pour faire croire que la France est encore un pays de liberté.

Pour combler le déficit, Montebourg veut vendre les actifs que l'état possède encore dans les entreprises. Pour sauver Florange : "il n'a jamais été question de nationaliser" dit l'inflexible Ayrault qui fera son aéroport, coûte que coûte et ça coûte cher, quitte à passer sur le coprs des opposants. Peu importe si l'OCDE laisse entendre que ce ne pas opportun.

Margaret Thatcher fut un bel exemple d'inflexibilité et de totalitarisme libéral. Comme pour Magaret Thatcher l'argent n'a pas d'odeur et l'on peut soutenir des régimes d'apartheid, faire alliance avec des tyrannies comme le Qatar et soutenir la soi disant libération des peuples là où les intérêts dominent... il faut sauver Areva en prétendant aider le Mali... Exploiter le gaz de schiste en Algérie et faire des memorandum en France. Dire que l'économie grecque est en passe de se relever quand le peuple vit dans une pauvreté et un précarité de plus en plus grande. Détruire le code du travail sous couvert de sécuriser l'emploi : les syndicats pourront toujours manifester cela n'y changera rien, on aura seulement respecté le droit d'expression.

Thatcher n'en finit pas d'être le modèle ...

Maryvonne Leray

ajout
Jacque Attali au journal l'Express

Diriez-vous comme François Hollande que Margaret Thatcher entretenait avec la France "une relation toujours franche et loyale?"

Oui, tout à fait. Elle était extrêmement soucieuse de l'intérêt britannique. Elle était sans état d'âme et sans affect d'aucune sorte comme on l'a vu dans les crimes qu'elle a commis en Irlande par exemple. Elle savait que nous défendions les intérêts de la France. Elle respectait François Mitterrand. Ils se traitaient en partenaires politiques. François Mitterrand savait très bien qu'elle était un vassal des Etats-Unis et qu'elle n'aimait pas l'Europe. Mais sur des points majeurs, qui sont l'opposition aux menaces soviétiques et la défense de la souveraineté militaire de l'Europe, ils étaient sur la même ligne.


L'Europe libérale, de la dérégulation est-ce son héritage?

Selon moi, elle a détruit l'industrie britannique. Elle a fait beaucoup de mal à la Grande-Bretagne en la plaçant entre les mains de la City.


François Mitterrand respectait Margaret Thatcher, mais l'appréciait-il?

Je me souviens simplement que lorsque nous avons appris le déclenchement de la guerre des Malouines, contre l'Argentine, François Mitterrand a appelé Margaret Thatcher, pour lui dire: "Madame, nous sommes avec vous". Elle en a toujours gardé une grande reconnaissance, même après avoir quitté le pouvoir.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire