vendredi 12 février 2016

Trepalium c'est pas demain



Je m'attendais à voir aujourd'hui sur facebook et ailleurs des critiques des points de vue sur la série de Arte, Trepalium ... mais non. Il faut bien dire que la majorité des militants sont des "actifs", ils sont du bon coté du mur ...

Tetrapalium, donc, c'est l'histoire d'un mur, d'un mur qu'on a dressé entre ceux qui travaillent et les autres, les bouches inutiles qui ne travaillent pas les sous hommes... ces derniers ne peuvent pas passer de l'autre coté du mur là où ceux qui travaillent (sous la gouvernance des machines) ont le droit à l'eau et au confort ... dès qu'il devient faible et non rentable, l'actif passe de l'autre coté du mur. C'est ainsi que 80% de la population s'est retrouvée dans la zone...

Il n'est pas loin de nous ce mur, déjà si ta voiture est vieille et que tu ne peux pas t'en payer une autre, tu ne pourras pas entrer dans la ville, tu ne pourras pas emmener tes enfants chez le médecin ou à l’hôpital par ex. Bien entendu tu ne pourras pas habiter en ville c'est trop cher pour toi... de toute façon on te regardera d'un mauvais œil tu n'auras pas les bon vêtements, la bonne coiffure, les bonnes dents, le bon look quoi, et tu finiras par ne plus avoir envie d'y aller en ville ... Il ne faut surtout pas que tu sois trop vieux ou trop handicapé on te bousculera ...
Comme dans Trepalium, les actifs ont peur qu'on leur prenne leur travail, aussi pourri soit-il, c'est la foire d'empoigne, que le "meilleur" gagne, les immigrés et même ceux qui ne le sont pas mais n'ont pas la bonne couleur ou la bonne religion, sont considérés comme des ennemis à abattre... L'autre est celui qui va te prendre ton eau et ton pain ...
Certes n'y a pas encore 80% d'inactifs, on peut se dire que c'est de la science fiction, on peut se le dire pour se rassurer, mais nous ferions bien d'y prendre garde parce que le mur est déjà là... Invisible pour ceux qui ne veulent pas le voir et sont du "bon coté"... je ne parle pas des riches, non des travailleurs ordinaires, des exploités qui ont oublié qu'ils le sont et méprisent ceux qui n'ont même plus la possibilité de l'être, des militants qui sont encore dans la méfiance vis à vis de ceux que l'on a jadis appelé le "lumpenprolétariat" ...

Je n'en dirai pas plus, Trepalium c'est pas demain ...

Maryvonne Leray

« Trepalium » : l’apartheid riches-pauvres a salement de l’avenir


« Trepalium » se déroule dans un avenir non précisé. L’urbanisme y est simple : la Ville, tirée au cordeau, avec des gratte-ciel et des bâtiments énormes et nickels, ceinte d’un mur démesuré. Et tout autour, un monde grouillant de bidonvilles, dont les habitants, les « zonards », survivent avec une maigre distribution de rations alimentaires.

A l’origine de ce monde radicalement scindé, le chômage qui n’a cessé d’augmenter, jusqu’à atteindre 80% de la population, et à amener des politiciens à séparer les privilégiés des autres, à l’abri d’une muraille géante.



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