jeudi 16 juin 2016

Manifestations maintenues les 23 et 28 juin...

« Alors qu’on interdise l’Euro ! »

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a lui aussi réagi, ne comprenant pas « qu’un gouvernement de gauche puisse interdire des manifestations organisées par des syndicats ». « Alors qu’on interdise l’Euro ! », s’est-il emporté. « Les organisations syndicales font leur travail dans les cortèges. Ce qui se passe en dehors des manifestations, c’est de la responsabilité des pouvoirs publics », a-t-il déclaré.



Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, a fustigé une « tentative d’essayer de diviser au lieu de débattre des vraies questions ».

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Mercredi soir, l’intersyndicale des opposants à la loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) a demandé « au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester ». Selon eux, le premier ministre Manuel Valls « rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore » et il « cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi ». Réitérant leur opposition à « l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail », les sept syndicats dénoncent le refus de dialogue du gouvernement.
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Amnesty International France a par ailleurs demandé que les violences fassent « l’objet d’une enquête indépendante et approfondie » et ne soient pas « imputées sans preuve aux organisateurs ». Elle a rappelé que le droit de manifester est « une liberté fondamentale ».
Les actions envisagées pour le 23, pendant l’examen du texte au Sénat, sont des « grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse », ont énoncé les syndicats. Le 28 juin, date prévue du vote du Sénat, ceux-ci appellent à remettre les résultats de la votation citoyenne sur le projet de loi « auprès des préfectures et à la présidence de la République », et à « organiser des grèves et des manifestations ».
 

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